Les 10 erreurs à éviter dans la culture des plantes aromatiques

Les conseils pour bien cultiver vos plantes aromatiques

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Aussi décoratives qu’utilitaires, les plantes aromatiques sont appréciées pour leurs goûts variés qui réveillent la cuisine familiale ou qui font voyager quand elles sont utilisées dans des plats exotiques. Prenez le temps de mieux les connaître dans leur diversité, et apprenez à les cultiver dans les règles de l’art !Les 10 erreurs à éviter dans la culture des plantes aromatiques

Erreur n°1 : ne mettez pas toutes les plantes aromatiques dans le même panier

L’appellation globale des « plantes aromatiques » cache en fait une réalité riche et passionnante : elles sont toutes différentes ! Le basilic et le persil ne se cultivent pas comme le thym , le laurier ou le romarin. Ne plantez donc pas toutes vos plantes aromatiques dans la même jardinière, car chacune d’elle (ou presque) nécessite un entretien et un sol spécifiques.

Pour bien cultiver vos aromatiques, prenez donc compte de leur rusticité pour savoir quelle exposition et quel arrosage leur offrir : le basilic aime par exemple une terre classique type terreau universel, fraîche et humide, une exposition mi-ombre et des apports réguliers en engrais ; alors que le thym préfère lui un substrat drainant type sable et pouzzolane plutôt sec, le plein soleil et quasiment aucun amendement. Renseignez-vous sur internet ou en jardinerie avant de les choisir car bien les connaître et les cultiver en fonction de leurs besoins spécifiques vous permettra non seulement de créer un magnifique jardin aromatique, mais également de voir s’épanouir vos plantes, et, in fine, de vous régaler…

Erreur n°2 : vous cantonnez aux plantes aromatiques classiques


Ce qu’il y a d’intéressant avec les plantes aromatiques, c’est qu’elles offrent réellement l’embarras du choix en termes de saveurs, de textures, de parfums… Certaines ont un goût délicat comme la ciboulette , d’autres fleurent bon le soleil comme le thym ou le romarin, d’autres encore ont une saveur très prononcée, épicée, comme le cresson de Para… 


Si vous voulez vous lancer dans la culture de plantes aromatiques, un bon conseil, c’est de commencer par un choix restreint de cinq aromatiques (des classiques ciboulette, oseille, thym, basilic et persil), et déterminez la quantité optimale par rapport à votre besoin. Puis, une fois que vous avez pris la main, étendez petit à petit votre collection avec des plantes un peu moins tradi’ !

Erreur n°3 : ne pas pensez à repiquer !


Saviez-vous que la plupart des plantes aromatiques sont vendues quasiment au même prix, qu’elles soient en sachets de graines ou en godets ? Réservez donc les semis (notamment les semis au chaud comme le persil et le basilic, qui ne sont pas si faciles à réussir…) pour les jardiniers les plus avertis car la culture de graines est plus complexe, et n’hésitez pas à acheter une jeune plante en motte pour la replanter et la diviser.

Erreur n°4 : mettre vos aromatiques systématiquement en pleine terre


Bien sûr, vous pouvez semer ou planter vos plantes aromatiques dans vos massifs, mais prenez quand même quelques précautions : isolez la menthe dans un grand pot, car elle est très envahissante, et placez-la plutôt à l’ombre pour qu’elle ne grille pas. 


Vous pouvez aussi garder le thym, le laurier et la sauge en pots, que vous enterrerez dans un massif malgré tout pour un effet trompe-l’œil parfait. Il vous suffira alors de déterrer les pots pour pouvoir rentrez ces vivaces gélives à la fin de l’automne, idéalement dans un jardin d’hiver où elles auront suffisamment de soleil sans souffrir du froid ou au contraire d’un trop grand choc thermique. Pour celles que vous avez souhaité placer en pleine terre, paillage et voile d’hivernage sont au programme !
 

Erreur n°5 : les isoler automatiquement 


Si la menthe nécessite une mise à l’écart seule dans un pot, d’autres aromatiques peuvent parfaitement cohabiter dans une même jardinière : l’estragon, l’oseille, le persil, la ciboulette et la coriandre sont des associations intéressantes, à placer dans une zone en mi-ombre avec sol frais ; tout comme, dans une autre jardinière, le thym, le laurier et le romarin comme expliqué plus haut, sur un terrain bien ensoleillé.
 

Erreur n°6 : trop arroser vos plantes aromatiques


Lavande, romarin, thym et laurier : les lamiacées craignent particulièrement l’excès d’eau, et comme pour les plantes d’intérieur, un arrosage excessif est néfaste pour les aromatiques en pot. De nombreuses aromatiques sont des plantes du soleil ! Pourtant, il existe des exceptions : 

  • Persil et cerfeuil musqué apprécient la mi-ombre et une terre plus riche ;
  • La verveine citronnelle, citronnelle, ciboulette, stevia et mertensia maritima (ou plante huître) aiment les sols frais mais secs, donc juste légèrement humides ; 
  • Le basilic, le cresson de Para et la rhubarbe (qui fait bien partie des aromatiques) demandent une importante hydratation ! Attendez donc, entre deux arrosages, que le sol soit bien « ressuyé », drainé. Et lors du repiquage, pensez à mettre un caillou au fond du pot, suivi de 2 à 3 cm de gravier avant le terreau horticole. 

Erreur n°7 : administrer le même engrais à toutes les aromatiques


Une plante en pot a besoin d’être nourrie et les herbes aromatiques sont en général assez gourmandes puisqu’il est question de stimuler leur repousse après les avoir coupées pour les manger. Mais encore une fois, toutes ne doivent pas avoir le même traitement : 

  • Le thym et le laurier n’ont pas besoin de beaucoup d’engrais ;
  • Pour celles dont le but est de faire croître les feuilles sans favoriser la floraison, un engrais pauvre en phosphore est idéal ; 
  • Au contraire, les aromatiques à fleurs ont des besoins plus forts en potasse. En période végétative, donnez-leur un engrais phosphore-azote-potasse tous les deux arrosages, voire tous les arrosages (pour le persil et le basilic par exemple) ; 
  • Pour les lamiacées, un apport au rempotage suffit. En jardinerie, les engrais équilibrés 5.5.7, ou alors engrais universel 6.6.6 leur conviennent, ou bien un engrais minéral bio. Et si l’engrais est incorporé au terreau de rempotage, évitez d’en ajouter pendant 3 semaines à un mois avant de reprendre un rythme régulier.
     

Erreur n°8 : négliger leur cycle naturel…


Les aromatiques sont des plantes auxquelles on demande du rendement, et on adorerait en manger toute l’année. Certaines durent deux à trois ans comme la ciboulette ou l’oseille, mais d’autres, les annuelles (comme le basilic, le persil ou la stevia (plante sucre)) et les plantes bisannuelles comme le persil, ne durent qu’un an : c’est leur cycle naturel ! 
 

Erreur n°9 : négliger leur entretien, même minime


A la fin de l’été ou de l’automne, rabattez les vivaces en coupant les tiges sèches, ce qui assurera à la plante un bon port compact. S’il vous est impossible de rempoter une vivace, griffez la terre avec une fourchette et apportez un nouveau terreau dessus, cela donnera un coup de pouce à la plante. Certaines ont aussi besoin qu’on les aide à refleurir, comme la ciboulette : quand ses fleurs sont abîmées, pincez-les pour stimuler la floraison.
 

Erreur n°10 : laisser passer les occasions de cuisiner vos plantes aromatiques !


Une fois les cultures réussies, c’est le moment de les déguster ! Confitures et compotes avec de la rhubarbe, gelées ou infusions à la verveine citronnelle, salade de concombre à la plante huître, poulet à la citronnelle véritable, poisson à l’agastache, thé à la menthe… Régalez-vous !